Archives mensuelles : mai 2013

5. Ête-ous agoublinaé(e)s, enchorchelaé(e)s ou enquérâodaé(e)s ?

Question d’un lecteur et ami, Michel Lebonnois (qui chantera à Quédou sammedi oû sei) :

« Dans ma chanson « Ma *Hague », j’emploie le mot « encraoder ». Plusieurs amis cotentinois m’ont dit ne pas connaître ce mot qui ne figure d’ailleurs pas dans le dictionnaire de Magène. J’ai donc cherché et trouvé. Je suis originaire du sud-Manche et donc « parasité » si j’ose dire par le gallo voisin car « encraoder » figure bien dans le dictionnaire gallo avec le sens dans lequel je l’emploie : ensorceler. Existe-t-il un mot cotentinois ? Merci « 

Michel Lebonnois

   Réponse : ce mot existe en normand sous plusieurs formes proches comme enquérâodaer qui est dans le dico de Magène :

   Dans le 33 tours Calitchumbelet (de 1989, complétement épuisé, en cassettes comme en CD, sauf une dizaine de 33 tours, avis aux amateurs), on trouve ce mot dans la chanson pour enfants Marotène de Marcel Dalarun :

« Marotène tu vrouste dauns le blleu

D’eun graund cyil enquérâodaunt ;

Et le solé qui relise dauns tes queveus

Y féchoune des vagues d’ergent. »

(interprétée par Georges Godey et les enfants de St-Maurice-en-Cotentin + les syins du Collège de Bricbé)

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   Dans le dictionnaire T.L.N. à paraître dans peu de jours chez Eurocibles (Marigny), on trouve dans la partie français-normand :

ensorcelé : coudraé adj. Ses pounéterres sount coudraées, o ne tchurount paé.

enquérâodaé adj. ou ensabbataé du diablle loc.

ensorceler : agoublinaer ve. ou enchorchelaer ve. ou enquérâodaer ve. ou goubelinaer ve.

ensorcellement : enquérâodâge n.m. ou enquérâodement n.m.

ensorceleur : chorchyi n.m. ou enquérâodous n.m. …

   Et côté normand-français :

enquérâodaer : ve. Ensorceler. V. déluure, enlutinaé.

enquérâodâge ou enquérâodement : n.m. Ensorcellement.

enquérâodous : n.m. Ensorceleur.

…  Ya le choués !

Dans le 33 tours Calitchumbelet, le poème de Frank Le Maistre, Rigodon d’chorchel’lie, est chanté par… un prêtre qui a le sens de l’humour, Bernard Lécureuil, curé de Barneville-Cart’ret à l’époque.

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Cette musique de Daniel Bourdelès vient d’être magistralement réenregistrée par Les Badlabecques (CD Hèque ! Badlabecques, Cf. texte ci-dessus en jèriais) qui viennent spécialement le chanter à Quédou / Quett’hou ce dimanche 26 mai vers 16 h 30 (après Magène).

Vous pouvez l’entendre encore itou dans ma chronique sur le site de France Bleu Cotentin.

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Sur cette carte de Jèrri / Jersey , on retrouve les lieux cités dans la chanson ! V’chin achteu le pouème en jèriais, + en graphie du continent et + en français (dans le 33 tours, nous avions mis également la traduction en anglais pour les îliens).

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Rémin :  Voici le fameux Rigodon traduit en anglais dans le livret des Badlabecques (ch’est byin de savi le normaund pouor apprenre l’aunglleis ! Paraît même qu’achteu, des cours vount yête en aunglleis és Universitaés en Fraunce : en bouon Normaund je dirais qu’i ya du pour et du counte, véyous !!! Mei cha me gêne paé d’apprenre à muus prêchi le normaund et pis l’aunglleis itou (veu que l’aunglleis, ch’est du normaund mélaé et vouéchi d’aveu du saxon, du fraunceis, du latin…) !

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4. Le programme de la fête és Normands des 24-25-26 mai à Quet’hou avec Jèrriais, Guernesiais…

   Grand rassemblement des Normands de Guernesey, Jersey, Pays de Caux et Cotentin en fin de semaine dans le Val-de-Saire à Quet’hou à la Halle és grans (la Halle aux grains).
  Trois jours de fêtes, de rencontres autour des danses traditionnelles et des groupes d’aujourd’hui qui chantent en normand. Magène n’est plus le seul groupe de chansons en normand ! Un renouveau de l’intérêt pour cette langue normande en péril…

   Vendredi 24 à 20 h 30  conférence de Mari Jones, professeur de normand à l’Université de Cambridge qui décrira les parlers des îles et les résultats de ses recherches récentes.
 Elle parle français, gallois (sa langue maternelle), et le normand qu’elle a appris à Jersey et Guernesey. Ses étudiants apprennent le normand, qui est une racine essentielle de l’anglais…
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    En deuxième partie de soirée vendredi, veillée normande avec Françoise Roulland, qui anime chaque mois des lectures en normand à Bricquebec.
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   Samedi dès 11 h 30, défilé des groupes en tenues des années 1860 avec l’Association Alfred Rossel et les Dansous d’Kéti, les Jèrriais et les Guernesiais, Les Chantous d’la Côte du Coutançais…

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  En 2007, à Bricbé, Denis Ducastel et sa vielle à roue, Jérriais et Normands du Cotentin (Groupe Charles Frémine du Vrétot)

Danses, chorales de Jersey et Guernesey dès 14 h l’après-midi, textes dits par Normands des îles et de la Grand terre : Les Amis du Donjon, l’Association Rossel,… (entrée 2 €). Jusqu’à 18 h. Pour écouter les différents parlers. Un livret avec tous les textes dits ou chantés sera édité pour la fête samedi (= La Voix du Donjon hors-série n° 9 – 10 €). Cela facilite la compréhension.

Le samedi soir, concerts (entrée 3 €). Maurice Fichet dira quelques histoires. Contes de îles, théâtre et
concerts avec
Yannick Bonnissent qui chante les poèmes de Côtis-Capel et Les Mâodits Maunchots, un nouveau groupe avec Jean-Philippe Joly, qui compose et chante en normand avec deux musiciens, Louise Vincent et Benjamin Joly.
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  Dimanche matin, au choix jeux normands avec plusieurs équipes de choule à la crosse, randonnées à pied ou en carriole (s’inscrire le samedi, visite du fort de la Hougue inclue).

  Dimanche après-midi dès 14 h, danses du Cotentin et de Guernesey, participation des élèves du Collège de Bricquebec (poème, scénette inventée en normand avec leur professeur, Marie-Claire Lecoffre), concert de Magène avec Théo Capelle, Jean-Louis Dalmont, Manuela Lecarpentier et Dany Pinel puis des jeunes Jérriais Les Badlabecques : 7 musiciens professionnels au rythme endiablé qui chantent en normand les airs traditionnels de l’île ! (entrée 6 €).
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C’est un vrai festival entre tradition et modernité !
Dans la Halle aux grains, dédicaces de livres par Maurice Fichet et Guy Pichon et grande exposition sur les auteurs qui ont écrit ou écrivent en normand, démonstration par deux dentelières. Jeux traditionnels normands.

   Cette fête déjà ancienne est annuelle, une rencontre des différents parlers normands qui a eu lieu à Bricquebec il y a six ans, à Fontaine-le-Bourg en Pays de Caux il y a trois ans et les autres années à Jersey ou Guernesey.

   Cette année Le Val-de-Saire est à l’honneur. En effet, des auteurs de qualité ont écrit dans le parler de Quett’hou ou de Barflleu : Charles Birette, Charles Lepeley, Alfred Mouchel, Denise Choisy et récemment Maurice Fichet qui vient de publier des nouvelles bilingues et un roman intitulé « Bouone et Bouonotte » : un vocabulaire très différend du français, mais la traduction en page gauche permet de comprendre les mots normands s’ils vous échappent (Editions Magène, 2013)
Rémi Pézeril
président de l’association Magène.
(La fête est organisée par Magène et Les Dansous d’Kéti, président Maurice Diouy, en partenariat avec l’association Rossel)

 Mari Jones  : c’est la troisième année que je l’accueille pour qu’elle enregistre les Normands de chez nous.

Première photo : Mari Jones enregistre Alain Jeanne qui chante La Fête nationale d’Alfred Rossel en juillet 2012

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3. Festival de cannes

Festival de cannes à Bricbé !

Jusqu’au lundi 20 mai dans la salle du chartrier du câté :

Samedi et dimanche, l’aprème à 16 h (à la relévaée à 4 heures), montée des marches… du donjon du château ! Visite guidée ! Suusaez le guide dauns la montée : suivez le guide dans l’escalier… Cela fatigue les cannes

« Ch’est terjous la servaunte qu’enhanne

Pou rétchurer les gattes, les cannes, » (La p’tite servante, de Joseph Mague). Enhanner = souffrir (le h souligné se prononce comme un r expiré en Cotentin, Bessin…). Les gattes = les jattes, les écuelles.

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> Canne utilisée pour traire le lait par ma mère dans les Années Trente à Moon-sur-Elle. Ch’té canne-lo, ol a recheut byin des coups de pyids de vaques !

   Canne vient du latin canna « roseau », emprunté au grec kanna. Le mot canne ou chane dans le sens de cruche s’est éteint en français au XVe siècle. Il s’est transmis aussi aux langues germaniques (allemand Kanna) (Référence : DHLF, Dictionnaire historique de la langue française Le Robert sous la direction d’Alain Rey). Voici ce que vous trouverez dans le TLN (Trésor de la langue normande, n’ayons pas peur des mots !) qui se divise en deux parties comme tout dictionnaire de langue :

1) Dictionnaire français – normand :

cannaée : n.f. Contenu d’une canne. • Eune cannaée de lait.

cannaer : ve. Pleurer fort, sangloter.

canne : n.f. Canne, grande cruche en cuivre jaune à panse rebondie, avec une ou deux anses, au col étroit sur lequel vient s’adapter un bouchon de cuivre muni d’une poignée. La cane servait au transport du lait. Remplacée ensuite par des bidons en fer ou en aluminium de 20 litres, et maintenant par des tanks à lait • avei la tête coume eune canne, avoir mal à la tête d’entendre du bruit ou un discours peu intéressant.  Se prononce souvent conne.

cannepétouose : n.f. Sarbacane. On dit aussi cannepétyire.

cannet ou cannot :  a) Rigole. b) Petit pot en terre, rétréci, puis évasé à son sommet, servant à contenir de l’iâo ou du beire (du cidre).

cannette : n.f. Petite cruche. (Ce sens s’est éteint  au XVIIe siècle en français puis a été réanimé pour nommer une petite bouteille de jus de fruits. Réf : DHLF)

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> Assiette de François Enault (collection Alain Lenoir, L’Epicerie parisienne à Bricbé) :

– Eh bien, not’ vache est bien vendue ! 20 francs de plus que nous l’avions estimée ce matin !

– Imbécile, fallait en demander 100 francs (de) plus qu’elle ne valait !

2) Dictionnaire normand – français :

cruche : bie n.f. ou bue n.f. Grosse cruche en grès pour porter l’eau ; vase en terre cuite qui sert ordinairement à la lessive.

canne n.f. ou cone n.f. Cruche en terre cuite ; grande cruche en laiton dont on se servait pour traire autrefois ; canne à café. « Eune canne normaunde entouoraée de vi. » Joseph Mague, Les potyis. (vi = gui)

canne à iâo n.f. ou puchi, puchyi n.m.

cannette n.f. Petite cruche.

canot / cannot / connot n.m. Cruche à cidre.

gallon n.m. Petite cruche en grès, d’environ deux pots de capacité.

trairesse n.f. Cruche en terre à large ouverture qui servait à traire.

(extrait du Trésor de la langue normande Editions Eurocibles, Marigny, 50)

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Voici La p’tite Servante (CD La louerie, Magène, 1994, remasterisée dans le CD R’vans / Regains), chanson entière :

V’la pus de vingt coups qu’ma mère a m’ crie : (Voilà plus de vingt fois que ma mère elle m’appelle)

« À Bayeux d’main ch’est la louerie… ! (… le louage, la location : dérivé du verbe latin locare = louer, se louer).

Ma paure éfaunt, l’pain est si chi, (cher)

Fâot t’dégoter pour ête plléchi… » (te débrouiller, sortir du lot, bien te présenter pour être placée…)

À la moaison j’sieus byin héreuse,  (remarquez les diphtongues à moaison, mouaîtes, viâs caractéristiques d’une grande partie du Bessin)

À part des feis qu’ j’ouns la falle creuse,   (que nous avions la falle = gosier et estomac. Mot d’origine scandinave)

Cha s’ra du dé m’n allaer reide loin   (Cela sera dur… très loin)

D’aveu des mouaîtes qu’ej counais point. (Avec des maîtres que je ne connais pas du tout)

V’la pus de vingt coups qu’ma mère a m’ crie :

« À Bayeux d’main ch’est la louerie… »

Bayeux : la cathédrale

Bayeux : la cathédrale

En pllèche fâot travailli d’attaque, (En place faut travailler vaillamment)

Souégni les couchons, traire les vaques,

Pour les faire beire app’ler les viâs : (veaux)

« Vyins-t-a, tieu, vyins-t-a, tieu, vyins-t’â ! » (Viens-t’en, allez, …)

Ch’est terjous la servaunt’ qu’enhanne

Pou rétchurer les gattes, les cannes,   (récurer en français)

Douner l’gran és poules, és picots(dindons)

Et faire la minchie és bourrots(émincer pour les canards des orties mélangées au son)

V’la pus de vingt coups qu’ma mère a m’ crie :

« À Bayeux d’main ch’est la louerie… »

Photo de la carte postale éditée par Fertard à Balleroy (Bal'rey en normand)

Photo de la carte postale éditée par Fertard à Balleroy (Bal’rey en normand)

À la tablle fâot verchi à beire,

Guère s’assire, sé lever la prémière,

Et s’n allaer d’o sa croûte dé pain

Trachi d’la mougeâle és lapins.

Rémin

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Classé dans Auteurs en normand : décédés

2. A la retrache de… Joseph Mague !

Contemporain de Louis Beuve et François Enault (tous deux nés en 1869), cet auteur (1875-1940) a écrit 24 Chansons du Bessin publiées sur cartes postales. Nous n’avons même pas retrouvé la moindre photo de lui !

Pourtant, notre fin limier Michel Le Bas ne ménage pas sa peine : il a pu se procurer actes de naissance, de décès, adresses et photos de maisons yoù qu’i demeurit (à Vire ryin qu’eune vuule carte postale rapport que la ville feut minchie en 1944),…

En attendant  une publication complète des 24 poèmes et des infos disponibles, grâce à la mise à disposition de la collection d’Alain Marie et de Michel Gandon  (Président du « Point d’Alençon ») que je remercie ici, Magène a pu réaliser une exposition qui court sur 10 panneaux légers 60 x 80 cm et sera  inaugurée à Bricquebec (dans le château) ce mardi 14 mai à 18 h.

L’expo  pourra être prêtée gratuitement aux médiathèques (du Bessin pour commencer ?), o sera ch’est reide seur, en prémyi à la Graund Fête de Quédou / Quettehou la semanne qui vyint !

Deux pionniers ont découvert Mague : Jacques Mauvoisin (qui fut Président de Parlers et traditions Populaires de Normandie) :  l’expo reprend son étude de la poésie de Mague, et Daniel Bourdelès qui a mis en musique La p’tite Servante en 1994 (CD La louerie, épuisé sauf cassettes si il y a des collectionneurs, remastérisé dans le florilège R’vans / Regains disponible dans la boutique Magène.com) et La Dentélyire / La Dentellière (CD du même nom, 2011).

CD La Louerie couv 001

Mais c’est un nouveau CD que Daniel prépare. Il a enregistré 12 autres Chansons du Bessin chez Jean Quettier, l’ami du Studio des Albert’s.  Les  chansons enregistrées sont :

La carte n° 2 : Les trachous d’boués

La carte n° 4 : Les Sous d’Café, avec une photo prise à Balleroy de l’Hôtel de France ; « Veuve Ld Duval », c’est une marque de pastis ! Très belle image qui sera la couverture du livret du CD.

04 les sous d cafe rev 30

la  6  L’Bon Guieu d’tcheu nous.

la  8  La partie de mé. Photo avec  carriole, deux femmes…

la 11 Les potyis (Le Tronquay, Noron).

la 13 La Canchon du Bouillous (avec la teurgoule citée dans le texte), image de bouillotte (alambic ancien), gens.

la 14 Le départ du Conscrit. Avec le tramway…

la 16 La Vieule Moaison (très beau texte).

la 18 La Fête à Caumont, avec photo des arches de triomphe.

la 19 La Feire és ougnons.

la 22 Ma grousse Angélina

et la 23 : A vot’ santé Monsieur La Feulle

En souscription : 12 € plus frais d’envoi éventuels 3 €. Voir sur magène.com l’adresse de notre trésorier, Jean-Claude Léger.

R. P.

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Classé dans Auteurs en normand : décédés, Chansons

1. Patois ? Pas toi ! Images concert Magène à la Roche d’Oétre

     Depuis 1986, une exposition itinérante présente les écrivains en langue normande, noute loceis, noute prêchi, que l’on n’ose plus appeler notre patois depuis la définition de ce mot vue dans Le Petit Robert : « Parler local (dialecte) employé par une population peu nombreuse, souvent rurale et dont la culture, le niveau de civilisation sont inférieurs à ceux du milieu environnant (qui emploie la langue commune). Des paysans qui parlent encore patois. – Adj. Mot patois. PATOISANT, ANTE adj. Qui emploie, parle le patois. »

    La goule m’en écale dé rire en luusaunt chenna ! Si j’tenais le graund picot (dindon) qu’a écrit cha ! (luure = lire).

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      L’existence d’une littérature propre, d’une grammaire et de lexiques différents du français ainsi que le sentiment de parler une langue sont autant de critères que satisfait le normand et qui définissent habituellement une langue.     Attention, pas une langue dirigée et surveillée, uniforme… comme le français – qui a heureusement aussi des variantes suisses, belges, québécoises, africaines… : le monde de la francophonie qui existe malgré la rigidité de l’Académie française -. La richesse des parlers est à préserver s’il est encore temps.

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     La langue normande est un vocable pratique pour caractériser ce qui se parle en Normandie, y compris insulaire. A Jersey et à Guernesey, c’est l’anglais qui étouffe depuis deux siècles le normand parlé et écrit depuis près de deux mille ans dans ces îles. Le jerriais et le guernesiais appartiennent à l’ensemble appelé « langue normande ».

     C’est bon, vous êtes vaccinés achteu (maintenant) contre les ravages que provoque encore ce mot « patois » dans l’ingamo (l’esprit) des gens qui parlent normand autant que dans celui de ceux qui l’ignorent ? Car nous avons le droit de parler normand, italien, allemand, hongrois, japonais, français,… picard, corse, breton celte, gallo, poitevin, basque, alsacien, morvandiau, champenois, ardennais, wallon… si cela nous chante !

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     Manuela à l’accordéon, Jean-Louis à la guitare, Théo au chant et Dany à la contrebasse : v’chin de la belle caunchoun, magène byin !

     L’objectif de ce blog est de vous permettre de suivre l’actualité de la langue normande et en même temps apprendre du vocabulaire, des phrases et des chansons ! Pour les chansons, rien de tel qu’un petit tour sur le site Internet qu’anime Daniel Bourdelès depuis 15 ans, magene.com : vous y trouverez un dictionnaire de quelques milliers de mots. Pour commencer, c’est déjà bien ! Vous pouvez télécharger des chansons et des CD entiers…

    Voici quelques images du concert Magène à la Roche d’Oëtre (61) le 8 mai 2013. Un nouveau répertoire pour un concert chaleureux ! Précédé d’une pièce de théâtre écrite par Claude Gilles. Contactez Guy Vaugeois qui anime un groupe langue normande à Athis…  L’Orne ne parle pas que français !
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     A noter dans votre calendrier : du 15 mai au lundi 20, nouvelle expo à Bricbé / Bricquebec : « Histoire et langue normande, les auteurs d’hier et d’aujourd’hui. Présentation du dictionnaire français-normand et normand-français tant attendu. Quel avenir pour notre langue régionale ? » (de 15 h à 18 h 30). Samedi jeux normands dans la cour du château, concours de quilles… (Et Festival de cannes dans le chartrier !)

     Le vendredi 24 mai 20 h à Quédou / Quettehou, ouverture de la Fête és Normaunds par une conférence de Mari Jones, professeur de normand à l’Université de Cambridge. Samedi et dimanche : un programme riche et varié, des costumes années 1850 et des danses, des conteurs des îles et de la « Graund Terre », des concerts… en normaund byin seur !
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     Thirry Duquemin / Thierry Duchemin, Mari Jones et Rémin Pézeri / Rémi Pézeril en juilet dé 2012 à Trouville (pays d’Auge) : Cha ch’est du bouon beire, byin gouleyaunt et couleu de solé, (ça, c’est du bon cidre, qui coule bien dans le gosier et couleur de soleil !)
 
   bonsoir Rémi de Magène,
merci pour l’information, vous êtes bien sûr également bienvenus
sur le site de vocabulaire thématique normand
http://norman.normaund.free.fr
meilleures salutations (et bonne nuit)   François
Thierry Duchemin   à Rémi
  Rgâde la photiao que j’t’ai minge, est des péquiaôts qui châvent la
 parlûre és ordinateus.
 Bé à tei
 Thirry
     
 
 

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       Ch’est tout pouor agnyi (ou agnieut) ! (aujourd’hui, selon que vous préférez le parler du Cotentin ou celui du bocage)

                    Rémin 

 

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